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un cerveau coupé en 2, un côté cerveau, un côté sucre

Il est 16 heures. Vous n’avez pas vraiment faim. Pourtant, une petite voix intérieure commence à insister : « Juste un carré de chocolat… »

Puis un deuxième, puis quelques biscuits et vous vous demandez : « Pourquoi est-ce que je pense autant au sucre ? »

Beaucoup de femmes pensent manquer de volonté. En réalité, ce n’est généralement pas le cas. Votre cerveau ne réclame pas uniquement du sucre parce qu’il est gourmand. Il cherche souvent à résoudre un problème : une baisse d’énergie, un stress, une émotion, de la fatigue, ou simplement un besoin de sécurité.

Comprendre ce mécanisme change complètement la manière d’aborder le grignotage et c’est précisément ce que nous allons découvrir.

Le sucre est un carburant mais aussi un puissant messager pour le cerveau

une pompe à essence avec une goutte de carburant

Le cerveau représente seulement 2 % du poids du corps. Pourtant, il consomme environ 20 % de notre énergie quotidienne. Son carburant principal est le glucose. Lorsque la glycémie diminue légèrement, il active immédiatement différents systèmes destinés à restaurer son approvisionnement.

Mais cette régulation n’est pas seulement énergétique. Le sucre agit également sur plusieurs neurotransmetteurs.

Après une consommation d’aliments sucrés, on observe notamment :

  • Une augmentation de la dopamine, impliquée dans la motivation et la récompense ;
  • Une augmentation de la sérotonine, qui participe au bien-être émotionnel ;
  • Une diminution temporaire de la sensation de stress.

Autrement dit, le sucre procure un soulagement rapide et le cerveau apprend très vite cette association : stress = sucre, fatigue = sucre, tristesse = sucre, ennui = sucre.

Progressivement, il finit par demander du sucre non parce qu’il en a besoin sur le plan nutritionnel, mais parce qu’il l’associe à une solution.

Pourquoi ces envies arrivent elles toujours au mauvais moment ?

Beaucoup de personnes remarquent que leurs envies apparaissent :

  • En fin d’après-midi ;
  • Après une journée difficile ;
  • Le soir devant la télévision ;
  • Après une contrariété.

Ce n’est pas une coïncidence. À ces moments-là, plusieurs facteurs se cumulent. La fatigue réduit les capacités de contrôle du cortex préfrontal. Le stress augmente le cortisol. La glycémie devient parfois moins stable.

Le cerveau recherche alors le moyen le plus rapide de retrouver une sensation de confort. Et le sucre constitue une réponse extrêmement efficace à court terme.

Le problème est que cet effet dure rarement plus de quelques dizaines de minutes. La glycémie redescend ensuite rapidement. Le cerveau réclame alors une nouvelle dose et le cercle vicieux commence.

Les montagnes russes de la glycémie

montagnes russes d'un parc d'attraction

Lorsque nous consommons beaucoup de sucre ou des aliments à index glycémique élevé :

  • La glycémie monte rapidement
  • L’insuline augmente fortement
  • La glycémie redescend parfois très vite

Cette baisse est interprétée comme un manque d’énergie. Le cerveau répond alors par une nouvelle envie de sucre. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi certaines personnes ont l’impression d’avoir toujours faim après un repas très sucré.

À l’inverse, un repas riche en protéines, en fibres et en bons lipides permet souvent de limiter ces fluctuations. La sensation de satiété dure plus longtemps, l’énergie reste plus stable et les envies diminuent naturellement.

Le sucre ne nourrit pas seulement votre cerveau il apaise aussi vos émotions

C’est probablement la partie la plus importante. Lorsque nous vivons une émotion désagréable, notre cerveau cherche à réduire rapidement cette sensation. Le sucre agit alors comme un anxiolytique naturel de très courte durée.

Il procure :

  • Une sensation de réconfort ;
  • Une impression de détente ;
  • Une baisse momentanée des tensions.

Le cerveau mémorise alors cette stratégie. À chaque émotion difficile, il reproduit le même comportement. C’est ce qu’on appelle un apprentissage ! Plus on répète cette association, plus elle devient automatique.

L’éclairage de la théorie polyvagale : votre système nerveux cherche avant tout la sécurité

un agent de sécurité qui regard des écrans de vidéo surveillance

La théorie polyvagale apporte une compréhension fascinante de ces comportements. Selon cette théorie, notre système nerveux ne cherche pas en permanence le bonheur. Il cherche d’abord la sécurité.

Lorsqu’il détecte une menace (qu’elle soit physique, émotionnelle ou psychologique) il active automatiquement différents états de protection :

  • Dans un état sympathique (stress, agitation, urgence), le corps mobilise beaucoup d’énergie. Le cerveau réclame alors un carburant rapide et facilement disponible.
  • Dans un état dorsal (épuisement, découragement, repli), le sucre peut représenter une tentative de « redémarrage », une manière d’obtenir un regain d’énergie ou de ressentir à nouveau quelque chose d’agréable.
  • À l’inverse, lorsque notre système nerveux est en état ventral, c’est-à-dire dans un état de sécurité, de connexion et de calme, les envies compulsives diminuent souvent spontanément. Le cerveau n’a plus besoin de rechercher aussi intensément une récompense immédiate.

Autrement dit, derrière une envie de sucre se cache parfois une question beaucoup plus profonde : « Mon système nerveux se sent-il en sécurité ? »

Cette approche change complètement le regard que l’on porte sur soi. Vous n’êtes pas faible. Votre cerveau essaie simplement de vous protéger avec les outils qu’il connaît.

Comment réduire naturellement les envies de sucre ?

La bonne nouvelle est qu’il est possible d’agir à plusieurs niveaux.

Commencez vos repas par des protéines

viande, poisson, céréales, légumineuses

Les protéines stabilisent davantage la glycémie et surtout quand elles sont consommées en début de repas. Elles prolongent également la satiété.

Jessie INCHAUSPE l’explique très bien (avec des preuves scientifiques) et simplement dans son livre « Faites votre glucose révolution »

Dormez suffisamment

Une seule mauvaise nuit augmente les hormones de la faim et diminue celles de la satiété. Le cerveau réclame alors davantage de sucre.

une femme qui dort dans son lit avec des draps bleus

Identifiez vos déclencheurs

une main dont l'index appuie sur un bouton

Avant de manger, posez vous simplement cette question : « Ai-je faim… ou ai-je besoin d’autre chose ? »

Apaisez votre système nerveux

Quelques respirations lentes, une marche de cinq minutes, un contact rassurant avec une personne de confiance ou une pause en pleine conscience peuvent suffire à réduire une envie impulsive.

une personne qui respire avec les mains sur le torse

Évitez de culpabiliser

un cerveau et un coeur qui se tiennent la main

La culpabilité augmente le stress. Le stress favorise les envies de sucre. La bienveillance est souvent une stratégie bien plus efficace que l’autocritique.

Mon regard de professionnel

photo de chantal héaulmé

Pendant de nombreuses années, j’ai entendu des patientes me dire : « je suis incapable de résister au sucre. » En réalité, très peu étaient réellement dépendantes.

La plupart souffraient surtout d’un terrain favorable :

  • Fatigue chronique ;
  • Stress important ;
  • Sommeil insuffisant ;
  • Déséquilibres alimentaires ;
  • Parfois des carences en micronutriments comme le magnésium, le chrome ou certaines vitamines du groupe B.

Lorsque l’on corrige progressivement ces différents facteurs, les envies diminuent souvent de manière spectaculaire. C’est pourquoi je ne me contente jamais de dire à une patiente : « Il faut arrêter le sucre. » Je cherche d’abord à comprendre pourquoi son cerveau le réclame.

Cette approche est beaucoup plus respectueuse du fonctionnement du corps… et bien plus efficace sur le long terme.

Exercice pratique : « La pause des 5 minutes »

La prochaine fois qu’une envie de sucre apparaît, ne cherchez pas immédiatement à la combattre.

Essayez plutôt cet exercice.

  1. Posez les deux pieds au sol.
  2. Inspirez lentement pendant quatre secondes.
  3. Expirez pendant six secondes.
  4. Répétez ce cycle pendant une minute.
  5. Demandez-vous ensuite :
    • Ai-je réellement faim ?
    • Quelle émotion suis-je en train de ressentir ?
    • De quoi ai-je vraiment besoin maintenant ?

Enfin, accordez-vous encore deux minutes avant de décider de manger ou non.

Très souvent, l’intensité de l’envie diminue naturellement. Et même si vous choisissez finalement de manger quelque chose, ce sera une décision plus consciente, moins impulsive.

En répétant cet exercice régulièrement, vous entraînez votre cerveau à explorer d’autres réponses que le réflexe automatique du sucre.

Et si vos envies de sucre n’étaient que la partie visible de l’iceberg ?

dessin d'un iceberg en coup

Les envies de sucre sont rarement un problème isolé. Elles sont souvent le signal d’un déséquilibre plus global : surcharge mentale, fatigue, stress chronique, alimentation inadaptée ou système nerveux en état d’alerte.

Plutôt que de lutter contre votre cerveau, il est plus efficace de comprendre ce qu’il essaie de vous dire. C’est exactement l’objectif de mon approche, qui associe micronutrition, alimentation et théorie polyvagale pour retrouver une légèreté durable, sans régimes restrictifs ni culpabilité.

Découvrez les 5 vraies causes du grignotage émotionnel

Si cet article vous a parlé, c’est probablement que vous avez déjà vécu ces envies de sucre que vous ne compreniez pas. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des explications et surtout des solutions.

J’ai rassemblé les plus importantes dans un guide gratuit intitulé :

« Les 5 vraies causes du grignotage émotionnel et les premières clés pour retrouver enfin une légèreté durable. »

Vous y découvrirez les mécanismes les plus fréquents qui entretiennent le grignotage émotionnel, ainsi que des premières actions simples à mettre en place dès aujourd’hui.

Téléchargez le gratuitement (en cliquant sur l’image ci-dessous) et commencez à comprendre votre cerveau… plutôt que de lutter contre lui.

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