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femme sur un canapé à côté de son pèse-personne, qui se tient la tête dans les mains

Vous vous êtes peut-être déjà dit : « Cette fois, je vais tenir. »

La semaine commence pleine de motivation. Vous faites attention à votre alimentation, vous résistez aux tentations, vous vous promettez de ne plus grignoter. Puis une journée stressante arrive, une contrariété, une fatigue inhabituelle, une émotion difficile. Et, presque sans réfléchir, vous ouvrez le placard. Quelques biscuits deviennent un paquet entier.

Vous culpabilisez, vous vous sentez faible, et vous concluez : « Je manque vraiment de volonté. »

Si cette scène vous paraît familière, j’aimerais vous rassurer immédiatement. Le problème n’est pas votre volonté. Les recherches en neurosciences montrent aujourd’hui que notre cerveau prend une grande partie de nos décisions avant même que nous en ayons conscience.

Autrement dit, lorsque votre organisme se sent en danger, la volonté passe souvent au second plan. Comprendre ce mécanisme change complètement la façon d’aborder la perte de poids et permet enfin d’arrêter de se battre contre soi-même.

La volonté n’est pas une ressource illimitée

Pendant longtemps, on nous a appris que réussir dépendait uniquement de la discipline.

Il suffisait de manger moins, bouger davantage, résister aux envies, être plus forte. Cette vision est très culpabilisante. En réalité, la volonté fonctionne un peu comme une batterie.

une pile complètement déchargée

Elle diminue lorsque :

  • Vous manquez de sommeil ;
  • Vous êtes stressée ;
  • Vous prenez beaucoup de décisions ;
  • Vous êtes sous pression au travail ;
  • Vous gérez des conflits familiaux ;
  • Votre organisme manque de certains nutriments.

À la fin de la journée, cette batterie est souvent presque vide. Ce n’est donc pas un hasard si les grignotages apparaissent le plus souvent le soir. Votre cerveau cherche simplement une solution rapide pour retrouver un peu d’énergie et d’apaisement.

Ce qui se passe réellement dans votre cerveau

Bonne nouvelle : il existe une explication scientifique.

Notre cerveau possède plusieurs systèmes qui collaborent en permanence. Les régions situées à l’avant du cerveau (le cortex préfrontal) sont responsables de la planification, du raisonnement, du contrôle des impulsions, des décisions réfléchies. C’est cette partie qui vous permet de dire : « Je choisis de manger équilibré. »

Mais lorsqu’un stress apparaît, une autre région devient prioritaire : le système limbique, impliqué dans les émotions et la survie. Le cerveau considère alors que la priorité n’est plus de perdre du poids. La priorité devient : retrouver rapidement un sentiment de sécurité.

Et l’un des moyens les plus rapides pour y parvenir est de rechercher des aliments riches en sucre, en graisse ou en sel. Ce n’est donc pas un manque de caractère. C’est un mécanisme biologique profondément inscrit dans notre fonctionnement.

Pourquoi le stress fait exploser les envies de sucre

une femme qui mange un donut

Lorsque nous sommes stressés, plusieurs hormones interviennent. Le cortisol augmente. À court terme, cette hormone est très utile. Elle prépare le corps à réagir.

Mais lorsqu’elle reste élevée pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, elle favorise les envies de sucre, les fringales, le stockage des graisses, notamment abdominales, la fatigue, les troubles du sommeil.

Plus vous êtes stressée plus votre cerveau réclame de l’énergie rapide. Et plus vous culpabilisez. Un véritable cercle vicieux s’installe.

Le rôle souvent oublié de la fatigue

Beaucoup de femmes pensent manquer de motivation. En réalité, elles sont surtout épuisées. Lorsque vous dormez mal, les hormones de la faim se dérèglent, la sensation de satiété diminue, le cerveau recherche davantage d’aliments caloriques.

C’est exactement comme essayer de conduire une voiture avec le réservoir presque vide. Vous pouvez appuyer très fort sur l’accélérateur mais le moteur ne répond plus correctement. La volonté fonctionne de la même manière.

L’éclairage de la théorie polyvagale : votre système nerveux cherche avant tout à vous protéger

le cerveau et le tronc cérébral

C’est ici que la théorie polyvagale apporte une compréhension fascinante. Notre système nerveux ne cherche pas en priorité le bonheur. Il cherche d’abord la sécurité.

En permanence, sans que nous en soyons conscientes, notre cerveau répond à une question : « Suis-je en sécurité ou en danger ? »

Lorsque la réponse est « danger », même de façon inconsciente, plusieurs réactions apparaissent.

Le système nerveux sympathique peut provoquer :

  • Agitation ;
  • Anxiété ;
  • Accélération du rythme cardiaque ;
  • Besoin de faire quelque chose immédiatement.

À l’inverse, le système dorsal peut entraîner :

  • Fatigue ;
  • Découragement ;
  • Envie de rester immobile ;
  • Perte de motivation.

Dans ces deux situations, l’alimentation devient souvent une stratégie de régulation. Le chocolat, les biscuits, le pain, les aliments réconfortants procurent un soulagement temporaire.

Le problème n’est donc pas l’alimentation. Le problème est que votre système nerveux essaie de retrouver un sentiment de sécurité avec les moyens qu’il connaît. Lorsque l’on comprend cela, le regard change complètement. On cesse enfin de se juger.

Pourquoi les régimes échouent souvent

La plupart des régimes demandent de lutter en permanence contre son cerveau. Ils reposent sur des interdits : « ne mangez pas ceci », « évitez cela », « résistez aux envies ».

Or plus un cerveau stressé se sent privé plus il augmente les pensées alimentaires. C’est ce que l’on appelle parfois l’effet de restriction.

Résultat, on tient quelques jours, puis tout s’effondre. Ce n’est pas parce que vous êtes faible. C’est parce que la stratégie utilisée ne respecte pas le fonctionnement naturel du cerveau.

Que faire concrètement lorsque la volonté disparaît ?

Au lieu de lutter contre vous-même, essayez de soutenir votre organisme. Voici quelques habitudes très efficaces.

Dormez suffisamment

une femme qui dort dans son lit

Le sommeil est l’un des meilleurs régulateurs de l’appétit. Une heure de sommeil gagnée peut parfois être plus efficace qu’un nouveau régime.

Mangez suffisamment de protéines

Les protéines favorisent la satiété et stabilisent la glycémie. Votre cerveau reçoit alors un message de sécurité énergétique.

de la viande, du poisson, des oeufs, des céréales, des légumineuses

Respirez avant de manger

une femme les yeux fermés, les mains sur la poitrine qui respire

Quelques respirations lentes permettent souvent au système nerveux de quitter le mode survie. Vous retrouvez alors davantage de discernement.

Évitez de culpabiliser

La culpabilité entretient le stress. Et le stress favorise les envies alimentaires. Vous voyez le cercle ?

La bienveillance est souvent bien plus efficace que l’autocritique.

une personne qui cache son visage par un carton sur lequel est dessiné un visage triste

Mon regard de professionnel

Pendant des années, j’ai reçu en consultation des centaines de personnes persuadées qu’elles manquaient de volonté. Presque aucune ne manquait réellement de volonté.

En revanche, beaucoup souffraient de fatigue chronique, de carences en micronutriments, de stress permanent, de troubles digestifs ou d’un système nerveux constamment en état d’alerte.

Vouloir résoudre ces difficultés uniquement par davantage de discipline revient à demander à une personne épuisée de courir un marathon.

Mon expérience de médecin m’a appris qu’il est bien plus efficace de rechercher les véritables causes du comportement alimentaire.

Lorsque l’on restaure progressivement l’équilibre du système nerveux, que l’on corrige les éventuelles carences, que l’on améliore le sommeil et que l’on adopte une alimentation adaptée, les compulsions diminuent souvent naturellement.

On ne force plus le changement. On crée les conditions qui le rendent possible.

C’est cette approche globale, associant alimentation, micronutrition et théorie polyvagale, qui est au cœur de la méthode que je transmets aujourd’hui.

Exercice pratique : 5 minutes pour reprendre le contrôle

La prochaine fois que vous ressentez une envie irrépressible de grignoter, essayez cet exercice.

Étape 1 (1 minute) : Posez vous cette question : « Ai-je vraiment faim ou suis-je fatiguée, stressée ou contrariée ? »

Étape 2 (2 minutes) : Prenez six respirations lentes. Inspirez pendant quatre secondes. Expirez pendant six secondes.

Étape 3 (1 minute) : Observez votre environnement.

Nommez mentalement :

  • Cinq choses que vous voyez ;
  • Quatre que vous entendez ;
  • Trois que vous pouvez toucher.

Votre cerveau comprend progressivement qu’il est en sécurité.

Étape 4 (1 minute) : Décidez ensuite seulement si vous avez réellement envie de manger. Très souvent, l’intensité de l’envie a déjà diminué.

En résumé

Si vous pensez manquer de volonté, j’aimerais que vous reteniez une chose essentielle. Votre cerveau ne cherche pas à vous empêcher de réussir. Il cherche avant tout à vous protéger.

Plus votre système nerveux retrouve un sentiment de sécurité, moins vous aurez besoin de lutter contre vous-même.

La perte de poids durable ne repose pas uniquement sur la discipline. Elle repose sur la compréhension du fonctionnement de votre organisme.

Et c’est une excellente nouvelle. Parce que cela signifie que vous pouvez agir autrement.

Et si vous découvriez les véritables causes de vos grignotages

Le grignotage émotionnel n’est jamais uniquement une question de nourriture.

Il peut être lié au stress, à la fatigue, à certaines habitudes inconscientes ou à un système nerveux qui cherche simplement à retrouver un équilibre.

J’ai créé un guide gratuit pour vous aider à mieux comprendre ce qui se joue derrière ces envies irrépressibles de manger.

Vous y découvrirez les 5 vraies causes du grignotage émotionnel, ainsi que les premières étapes concrètes pour retrouver une légèreté durable, sans régime frustrant ni culpabilité.

Téléchargez-le gratuitement et commencez dès aujourd’hui à poser un regard nouveau sur votre relation à l’alimentation.

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2 commentaires

  1. Je n’ai jamais fait de régime, même si perdre quelques kilos ne me ferait sans doute pas de mal… En revanche, je travaille beaucoup sur deux choses en ce moment : mon sommeil et une diminution drastique de ma consommation de vin. Et je constate déjà à quel point le sommeil change beaucoup de choses, y compris les envies de sucre et la façon de manger. Ton article me conforte finalement dans cette approche : commencer par prendre soin de ce qui se passe autour de l’alimentation plutôt que me lancer dans une série d’interdits. Il me reste du chemin, mais c’est déjà un début !

    1. Merci Sophie pour ce retour
      Il est essentiel de comprendre que le poids est d’origine multi-factoriel.
      C’est comme tout, il vaut mieux s’intéresser à l’origine du problème qu’au problème lui-même afin d’avoir un effet durable.
      ça ne remplace pas, bien sûr, un avis médical en cas de besoin

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