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une personne qui grignote des chips

Il est peut-être 21 heures et vous venez de terminer votre repas. Vous savez que vous n’avez pas réellement faim. Pourtant, quelque chose vous pousse à ouvrir le placard : un carré de chocolat, quelques biscuits, une poignée de chips…

Et avant même de vous en rendre compte, vous avez mangé bien plus que ce que vous aviez prévu. Puis vient la culpabilité : « Je manque de volonté », « Pourquoi est-ce que je recommence toujours ? », « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

Si vous vous reconnaissez dans cette situation, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Vous n’êtes probablement pas en manque de volonté, et surtout, Vous n’êtes pas seule. Des milliers de femmes vivent exactement la même chose chaque jour.

Pendant longtemps, on leur a expliqué que tout dépendait de leur motivation, de leur discipline ou de leur capacité à « tenir ». Aujourd’hui, les connaissances en neurosciences nous racontent une histoire bien différente.

Votre cerveau, votre système nerveux, vos émotions, votre sommeil, votre niveau de stress, votre alimentation, tous ces éléments interagissent en permanence et ils influencent profondément votre envie de manger.

Comprendre cela change tout car lorsque l’on comprend enfin pourquoi on grignote, on cesse de se battre contre soi-même. On commence enfin à agir sur les véritables causes.

C’est précisément ce que nous allons découvrir ensemble.

Vous n’êtes pas seul

Avant toute chose, j’aimerais que vous reteniez une idée essentielle : Le grignotage n’est pas un défaut de caractère. Il s’agit d’un comportement et, comme tous les comportements, il répond à une fonction. Votre cerveau ne fait jamais quelque chose « pour vous embêter ». S’il vous pousse à manger alors que votre estomac est plein, c’est qu’il pense répondre à un besoin. Ce besoin n’est simplement pas celui que vous imaginez.

Depuis des années, je reçois en consultation des personnes qui me disent : « Je sais exactement ce qu’il faudrait faire… mais je n’arrive pas à le faire. » Elles connaissent les calories, les régimes, les aliments, les menus. Elles savent presque tout sur la nutrition. Pourtant elles continuent à grignoter. Pourquoi ?

Parce que le problème n’est souvent pas alimentaire. Il peut être émotionnel, neurologique, physiologique. Et c’est précisément pour cette raison que les régimes échouent si souvent. Ils cherchent à contrôler un comportement sans comprendre pourquoi il existe.

La faim physique n’est pas la seule faim

Nous avons tendance à croire qu’il n’existe qu’une seule faim. En réalité, notre organisme en connaît plusieurs.

La faim physiologique

à l'heure du repas, au self

C’est la faim que tout le monde connaît. Elle apparaît progressivement. L’estomac gargouille, l’énergie diminue. Vous pourriez manger presque n’importe quel aliment. Une fois rassasiée, cette faim disparaît. C’est une faim parfaitement normale

La faim émotionnelle

Elle fonctionne complètement différemment :

  • Apparaît brutalement,
  • Concerne souvent un aliment précis : du chocolat, du pain, des biscuits, des bonbons, une glace.
une femme cherchant quelque chose à grignoter dans le réfrigérateur

Elle survient fréquemment après une émotion désagréable :

  • Une journée stressante,
  • Une dispute,
  • Une contrariété,
  • La solitude,
  • De la fatigue,
  • Un sentiment d’échec,
  • De l’ennui.

Dans ce cas, ce n’est pas votre estomac qui réclame de la nourriture, c’est votre cerveau qui cherche à retrouver rapidement un sentiment de sécurité.

Cette distinction est fondamentale. Elle explique pourquoi vous pouvez avoir très envie de chocolat… juste après un repas complet. Votre corps n’a pas besoin de calories. Votre système nerveux cherche autre chose.

Pourquoi notre cerveau nous pousse à manger ?

Pendant des milliers d’années, manger a été indispensable à notre survie. Notre cerveau a donc développé un système de récompense extrêmement performant. À chaque fois que nous mangeons un aliment agréable, il libère différents messagers chimiques, notamment de la dopamine. Cette dopamine procure une sensation de satisfaction.

Le cerveau enregistre alors un message très simple : « Cet aliment me fait du bien. Il faudra recommencer. » C’est un mécanisme totalement normal.

Le problème apparaît lorsque le stress devient chronique. Dans ce contexte, le cerveau recherche de plus en plus souvent des récompenses rapides. Les aliments riches en sucre, en graisse ou en sel deviennent alors particulièrement attirants.

Non pas parce que vous êtes gourmande, mais parce que votre cerveau essaie de diminuer votre inconfort le plus rapidement possible. Pendant quelques minutes, cela fonctionne, puis l’effet disparaît, le stress revient, l’envie de manger aussi, et le cercle vicieux s’installe.

Le stress modifie complètement notre comportement alimentaire

une femme au travail devant son ordinateur stressée et fatiguée

C’est probablement l’une des découvertes les plus importantes de ces dernières années. Le stress ne se contente pas de nous faire sentir mal. Il modifie réellement notre fonctionnement biologique.

Lorsque nous percevons un danger (qu’il soit réel ou simplement interprété par notre cerveau) notre organisme active des mécanismes destinés à nous protéger. Le cortisol augmente, le système nerveux autonome change d’état, la vigilance s’accroît, les priorités de l’organisme se modifient.

À court terme, cette réaction est extrêmement utile. Mais lorsque le stress devient permanent, le cerveau reste en mode « alerte ». Et un cerveau qui se sent en insécurité cherche naturellement tout ce qui peut lui procurer un apaisement rapide. La nourriture est l’une des solutions les plus facilement accessibles. C’est ici que commence le grignotage émotionnel. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce comportement n’est pas une faiblesse. C’est souvent une tentative d’adaptation de votre organisme face à un état de tension prolongé

Ce que la théorie polyvagale nous apprend sur le grignotage émotionnel

Pendant longtemps, on a considéré que le grignotage était uniquement une question de volonté ou d’habitudes alimentaires. Aujourd’hui, les neurosciences nous montrent que notre système nerveux joue un rôle déterminant.

La théorie polyvagale, développée par le professeur Stephen Porges, explique que notre système nerveux cherche en permanence à répondre à une question essentielle : « Suis-je en sécurité ou suis-je en danger ? » Cette évaluation est totalement automatique. On l’appelle la neuroception.

Contrairement à la perception consciente, la neuroception agit en permanence, sans que nous nous en rendions compte. Elle analyse notre environnement, nos sensations corporelles, nos émotions, nos relations et même nos pensées. En fonction de ce qu’elle détecte, notre organisme adopte un état physiologique particulier.

Lorsque nous nous sentons en sécurité, notre organisme fonctionne de façon optimale. Nous digérons correctement, respirons plus librement, réfléchissons avec clarté, ressentons naturellement nos sensations de faim et de satiété.

En revanche, lorsque notre cerveau détecte une menace, même psychologique, notre organisme modifie immédiatement ses priorités. Le but n’est plus de digérer, le but devient de survivre. Et c’est là que la nourriture peut devenir une stratégie d’adaptation.

Manger pour retrouver un sentiment de sécurité

Cela peut sembler surprenant. Pourtant, beaucoup de personnes ne mangent pas parce qu’elles ont faim. Elles mangent parce que leur système nerveux cherche inconsciemment à s’apaiser. Le sucre stimule rapidement certains circuits de récompense. Les aliments gras procurent une sensation de réconfort. Les aliments croquants peuvent diminuer momentanément la tension intérieure.

Le cerveau apprend très vite. Il mémorise ce qui procure un soulagement. Puis il reproduit ce comportement chaque fois que le stress revient. Ce mécanisme est totalement inconscient. Il ne signifie pas que vous êtes faible. Il signifie simplement que votre organisme a trouvé une stratégie qui lui a permis, jusqu’à présent, de supporter des situations difficiles.

Le problème est que cette stratégie ne résout jamais la cause du mal-être. Elle ne fait que le calmer momentanément.

Pourquoi les régimes aggravent souvent le problème

une femme regardant son assiette où sont 3 tomates et des feuilles de salade

C’est une réalité que j’ai observée très souvent au cours de ma pratique. Plus une personne lutte contre son alimentation, plus elle pense à manger. Pourquoi ? Parce que le cerveau déteste les privations.

Lorsqu’il reçoit le message : « Je n’ai plus le droit de manger ceci. » Il comprend : « Une période de pénurie arrive. » Il devient alors encore plus attentif aux aliments interdits. C’est exactement ce qui explique pourquoi certaines personnes pensent au chocolat toute la journée dès qu’elles décident de ne plus en manger.

À cela s’ajoute un autre phénomène. La restriction alimentaire représente elle-même une forme de stress. Et comme nous l’avons vu précédemment, un système nerveux stressé cherche davantage de réconfort. Autrement dit, plus on se prive plus le cerveau réclame ce qui est interdit.

Ce cercle vicieux explique pourquoi tant de régimes se terminent par une perte de contrôle. Ce n’est pas un manque de volonté. C’est une réaction normale d’un cerveau qui cherche à assurer sa survie.

Les autres facteurs qui favorisent le grignotage

Le stress n’est pas le seul responsable. Plusieurs facteurs peuvent fragiliser notre équilibre.

Le manque de sommeil

une femme qui baille

Une mauvaise nuit augmente les hormones qui stimulent l’appétit. Le cerveau devient   également plus sensible aux récompenses immédiates. Résultat, les aliments sucrés deviennent beaucoup plus attirants.

Les personnes ayant lu cet article, on aussi lu :  5 Rituels du soir pour se détendre et bien dormir

Les repas déséquilibrés

Lorsque les repas sont pauvres en protéines ou riches en sucres rapides, la glycémie varie davantage. Ces variations favorisent les fringales quelques heures plus tard.

C’est pourquoi un petit-déjeuner très sucré peut conduire à une forte envie de sucre dès le milieu de la matinée.

Les émotions non exprimées

Certaines émotions restent bloquées : la colère, la tristesse, la peur, la déception.

Lorsque nous n’avons pas appris à les accueillir ou à les exprimer, elles cherchent parfois une autre voie d’expression. La nourriture peut devenir ce refuge. Elle anesthésie momentanément l’inconfort émotionnel. Mais l’émotion reste présente.

Les Habitudes

Notre cerveau adore économiser son énergie. Lorsqu’un comportement est répété suffisamment souvent, il devient automatique.

Si chaque soir, depuis plusieurs années, vous mangez du chocolat devant la télévision, votre cerveau associera progressivement : Télévision = chocolat. Le comportement se déclenche alors presque sans réflexion.

La bonne nouvelle ? Les habitudes peuvent être modifiées. Le cerveau est capable de créer de nouveaux circuits. C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité.

Trois questions pour mieux comprendre votre grignotage

Avant de chercher à supprimer vos envies de manger, je vous invite à les observer avec curiosité. Pendant quelques jours, posez vous simplement ces trois questions :

Ai-je réellement faim ?

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau se situe ma faim ? Si vous venez de terminer votre repas et que votre faim est proche de zéro, il s’agit probablement d’une autre forme de besoin.

Que suis-je en train de ressentir ?

Essayez de mettre un mot sur votre émotion : Stress ? Fatigue ? Solitude ? Frustration? Ennui ?

Souvent, le simple fait de nommer l’émotion diminue déjà son intensité

De quoi aurais-je vraiment besoin maintenant ?

Parfois, votre corps réclame autre chose que de la nourriture :

  • Quelques minutes de calme
  • Une promenade
  • Un appel à une amie
  • Un verre d’eau
  • Une respiration profonde
  • Quelques étirements
  • Ou simplement un moment pour vous.

Ces besoins sont souvent plus difficiles à identifier que l’envie de manger. Mais ils sont bien plus efficaces pour retrouver un véritable apaisement.

Une approche plus bienveillante

Pendant des années, vous vous êtes peut-être répétée : « Je manque de volonté. »

Aujourd’hui, je vous invite à remplacer cette phrase par une autre : « Mon système nerveux essaie probablement de me protéger. »

Cette simple manière de regarder votre comportement change tout. Vous cessez de lutter contre vous-même. Vous commencez à comprendre ce que votre corps essaie de vous dire. Et c’est précisément à partir de cette compréhension que le changement devient durable.

Retrouver une relation apaisée avec la nourriture : c’est possible

femme sereine qui prépare le repas

Si vous ne deviez retenir qu’une seule idée de cet article, ce serait celle-ci : Vous ne grignotez pas parce que vous manquez de volonté. Vous grignotez souvent parce que votre organisme essaie de répondre à un besoin qu’il ne sait pas exprimer autrement.

Ce besoin peut être physique :

  • Un manque de sommeil,
  • Des repas déséquilibrés,
  • Une glycémie instable,
  • Une fatigue importante.

Mais il peut aussi être émotionnel :

  • Le besoin d’être rassurée,
  • Le besoin de souffler,
  • Le besoin d’être réconfortée,
  • Le besoin de faire une pause,
  • le besoin de retrouver un sentiment de sécurité.

Pendant longtemps, vous avez peut-être essayé de contrôler votre alimentation. Aujourd’hui, je vous invite à changer de perspective.

Au lieu de vous demander : « Comment arrêter de grignoter ? »

Posez vous plutôt cette question : « Quel est le besoin que mon corps essaie d’exprimer ? »

Cette simple différence de regard change profondément la manière d’aborder votre relation avec la nourriture. Vous ne devenez plus votre propre adversaire. Vous devenez votre meilleure alliée. Et c’est souvent à partir de ce moment-là que les changements les plus durables commencent.

Les trois premières étapes pour sortir du cercle du grignotage émotionnel

Il n’est pas nécessaire de transformer toute votre vie dès aujourd’hui. Les changements les plus solides sont souvent ceux qui commencent par de petites actions répétées. Je vous propose de commencer par trois étapes simples.

Observer sans vous juger

Pendant une semaine, notez simplement les moments où vous avez envie de grignoter, sans culpabilité, sans chercher à vous contrôler.

Posez vous seulement quelques questions :

  • Quelle heure est-il ?
  • Ai-je réellement faim ?
  • Quelle émotion suis-je en train de vivre ?
  • Que s’est-il passé juste avant cette envie ?

Cette observation vous permettra déjà d’identifier vos déclencheurs. Et l’on ne peut transformer que ce que l’on comprend.

Apaiser votre système nerveux

Lorsque l’envie apparaît, inutile de lutter contre elle. Prenez plutôt une minute pour revenir vers votre corps.

Par exemple :

  • Inspirez profondément pendant quatre secondes ;
  • Expirez lentement pendant six secondes ;
  • Relâchez vos épaules ;
  • Posez une main sur votre poitrine ;
  • Regardez autour de vous en cherchant consciemment quelque chose d’agréable.

Ces gestes paraissent simples. Pourtant, ils envoient à votre cerveau un message essentiel : « Je suis en sécurité. » Et un cerveau qui retrouve un sentiment de sécurité ressent souvent moins le besoin de chercher du réconfort dans la nourriture.

Nourrir votre corps avant qu’il ne réclame des compensations

La prévention reste l’une des meilleures stratégies.

Veillez autant que possible à :

  • Consommer suffisamment de protéines au cours de la journée ;
  • Privilégier des repas rassasiants et équilibrés ;
  • Respecter vos sensations de faim et de satiété ;
  • Dormir suffisamment ;
  • Prévoir de vrais moments de récupération.

Plus votre organisme se sentira nourri, reposé et sécurisé, moins il aura besoin de réclamer des compensations.

Ce que j’aimerai que vous reteniez

Le grignotage n’est pas votre ennemi, c’est un messager. Il vous indique que quelque chose mérite votre attention. Plutôt que de lutter contre lui, apprenez à l’écouter. Votre corps ne cherche pas à vous compliquer la vie. Depuis toujours, il essaie de vous protéger avec les moyens dont il dispose.

Lorsque vous commencerez à comprendre son langage, vous découvrirez qu’il devient beaucoup plus facile de retrouver une relation sereine avec l’alimentation.

La légèreté durable ne commence pas dans votre assiette. Elle commence dans votre système nerveux. Et c’est une excellente nouvelle. Car cela signifie qu’il est possible de changer… sans vous battre contre vous-même.

Ce que j’observe en consultation depuis plus de 25 ans

un portrait de chantal Héaulmé

Au cours de ma carrière de médecin, j’ai accompagné des centaines de personnes qui souhaitaient perdre du poids ou retrouver une relation plus sereine avec leur alimentation.

Et s’il y a une chose qui m’a profondément marquée, c’est celle-ci : Les personnes qui grignotent ne manquent presque jamais de connaissances. Elles savent souvent très bien ce qu’il faudrait manger, connaissent les aliments à éviter et ont déjà essayé plusieurs régimes. Certaines connaissent même les calories par cœur. Pourtant, Elles continuent à lutter contre les mêmes difficultés. Pourquoi ? Parce que le problème n’est généralement pas dans l’assiette.

Au fil des consultations, j’ai compris que derrière le grignotage se cachait très souvent autre chose : une fatigue devenue chronique, un stress permanent, des responsabilités toujours plus nombreuses, le besoin de prendre soin de tout le monde avant de prendre soin de soi, des émotions que l’on garde à l’intérieur depuis parfois des années, et surtout, un système nerveux qui fonctionne en permanence en mode « alerte ».

Lorsque je commence à expliquer cela à mes patients, je vois très souvent leur visage changer. Ils me disent : « C’est la première fois que quelqu’un m’explique pourquoi je fais cela… » Et, presque toujours, la culpabilité commence à diminuer. Car on ne peut pas résoudre durablement un problème tant que l’on ne comprend pas ce qui le provoque.

C’est précisément pour cette raison que je ne propose jamais une simple méthode alimentaire. Bien sûr, l’alimentation est importante. Mais elle n’est qu’une pièce du puzzle.

Pour retrouver une légèreté durable, il est tout aussi essentiel de comprendre le fonctionnement de notre cerveau, de notre système nerveux, de nos émotions et de nos habitudes. C’est cette approche globale qui permet d’obtenir des résultats profonds et durables.

Et c’est aussi ce qui me passionne depuis toutes ces années.

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Si cet article vous a permis de mieux comprendre pourquoi vous grignotez alors que vous n’avez pas faim, je vous invite à aller un peu plus loin.

J’ai créé un guide gratuit intitulé : « Les 5 vraies causes du grignotage émotionnel… et les premières clés pour retrouver une légèreté durable »

Vous y découvrirez :

  • Pourquoi les régimes ne règlent pas le problème
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