Avez-vous déjà eu l’impression de répéter les mêmes schémas relationnels ?
Toujours attiré(e) par les mêmes types de personnes…
…les mêmes peurs qui reviennent…
Toujours cette difficulté à faire confiance, à vous sentir en sécurité, ou à rester stable émotionnellement…
Et si cela ne venait pas de votre volonté, mais de quelque chose de beaucoup plus profond ?
Vos liens d’attachement.
Ces liens se construisent dès l’enfance, souvent sans que nous en ayons conscience, et deviennent ensuite la base de toutes nos relations adultes.
Dans cet article, nous allons voir :
- ce que sont les liens d’attachement
- comment ils se construisent
- les différents types d’attachement
- leur impact sur votre vie d’adulte
et surtout… comment en sortir
Qu’est-ce qu’un lien d’attachement ?

Les liens d’attachement correspondent à la manière dont nous avons appris, enfant, à entrer en relation avec les autres. Ils sont le fruit de notre environnement affectif, des réponses reçues (ou non) à nos besoins, et des interactions avec nos figures d’attachement (parents, proches…).
« Les liens d’attachement, c’est comment, quand nous étions enfant, nous avons appris à créer des relations avec les autres. Ce sont nos conditionnements. »
Autrement dit, ce ne sont pas des choix conscients, ce sont des programmes relationnels automatiques
Ces programmes vont influencer notre manière d’aimer, notre rapport à la sécurité, notre gestion des émotions, notre confiance en nous et en l’autre.
Comment se construisent les liens d’attachement ?
Un enfant n’a qu’un objectif fondamental : survivre et être en sécurité. Pour cela, il dépend entièrement de son environnement.
Chaque interaction avec ses figures d’attachement va répondre à une question essentielle :
“Est-ce que je suis en sécurité avec l’autre ?”
Selon les réponses obtenues :
- l’enfant va développer une stratégie relationnelle
- cette stratégie va devenir un mode automatique
Et cette stratégie est directement liée au système nerveux autonome (ce qui fait parfaitement le lien avec la théorie polyvagale).
Les 4 grands types de liens d’attachement
Il existe quatre grands styles d’attachement
L’attachement sécurisé (organisé en sécurité)

L’enfant est vu, entendu, apaisé.
Il développe un sentiment de sécurité interne.
« L’enfant se sent en sécurité, cela permet de créer un lien avec les autres »
Résultats :
- confiance en soi et en l’autre
- relations stables
- capacité à gérer les émotions
- sécurité intérieure
L’attachement anxieux / ambivalent
L’environnement est imprévisible, parfois présent, parfois absent. L’enfant ne sait pas ce qui est bien ou mal. Le résultat est une insécurité constante.
Conséquences :
- peur de l’abandon
- besoin excessif de validation
- dépendance affective
- hyperactivation
L’enfant devient adulte en quête permanente de sécurité extérieure
L’attachement évitant
L’enfant est ignoré, mis à distance, peu soutenu émotionnellement. Ce sont des enfants qu’on va mettre à part. Il apprend à ne plus dépendre de l’autre

Conséquences :
- difficulté à s’engager
- peur de l’intimité
- évitement des émotions
- fonctionnement en “autonomie forcée”
- tendance au mode repli
L’attachement désorganisé
C’est le plus complexe. C’est « les 3 précédents » mais de façon aléatoire.
L’enfant vit dans une incohérence totale : la figure d’attachement est à la fois source de sécurité et de danger.
Résultats :
- relations chaotiques
- comportements contradictoires
- forte instabilité émotionnelle
- alternance sympathique / dorsal
Quel lien avec la théorie polyvagale ?

Les styles d’attachement ne sont pas seulement psychologiques… ils sont neurophysiologiques.
Chaque style correspond à un état dominant du système nerveux :
- sécurisé → ventral (connexion, sécurité)
- anxieux → sympathique (hyperactivation)
- évitant → dorsal (retrait)
- désorganisé → boucles entre états
Cela signifie une chose essentielle : Vous ne réagissez pas comme ça par hasard…
Votre corps a appris à survivre de cette manière.
Les conséquences à l’âge adulte
C’est ici que tout prend sens. Vos liens d’attachement vont influencer :
Vos relations amoureuses
Cela pourra être source de la peur de l’abandon, la dépendance ou au contraire la fuite, voire même les conflits répétés.

Votre estime de vous
Cela peut faire naître le sentiment de ne pas être « assez », avoir besoin de validation, ou de l’autocritique facile
Votre gestion des émotions
Cela peut engendrer de l’hypersensibilité, des blocages émotionnels, des réactions excessives.
Votre rapport au stress
On peut avoir de l’hyperactivité, de la fatigue chronique, de l’anxiété.
Et souvent, vous pensez que c’est votre personnalité, « c’est comme ça ». Alors que NON ! Ce sont des adaptations
Peut-on changer ses liens d’attachement ?
La réponse est : oui… mais pas par la volonté seule. On ne change pas un conditionnement en se disant : “je vais faire autrement”
Pourquoi ? Parce que ces schémas sont inscrits dans le corps, dans le système nerveux, dans la mémoire implicite
Il faut donc passer par la régulation du système nerveux, la sécurité intérieure, des expériences relationnelles correctrices
Comment évoluer vers un attachement sécurisé ?
Voici les 3 piliers essentiels
Comprendre ses schémas
Mettre de la conscience sur ses réactions, ses peurs, ses comportements, et le faire sans jugement
Recréer de la sécurité intérieure
Apprendre à apaiser son système nerveux et sortir des états de stress en mettant en place des ressources : respiration, cohérence cardiaque, yoga…
Expérimenter de nouvelles relations
Mettre en place des relations sécurisantes, un accompagnement thérapeutique, un environnement soutenant parce que le cerveau apprend par l’expérience
Mon regard de professionnel
En tant que médecin nutritionniste et accompagnante en santé globale, j’ai longtemps observé des comportements alimentaires… sans toujours comprendre leur origine profonde.
Et puis, la théorie polyvagale et les liens d’attachement ont changé mon regard.
Aujourd’hui, je vois clairement que beaucoup de comportements (alimentation, émotions, fatigue, stress) ne sont pas des problèmes de volonté mais des réponses du système nerveux à un manque de sécurité.
Comprendre cela change tout : on sort de la culpabilité, on retrouve du pouvoir, on devient plus doux avec soi-même
Et surtout, on peut enfin agir au bon endroit.
Conclusion : se comprendre pour se libérer
Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, que vous avez l’impression de répéter les mêmes schémas…
Si vous ressentez que votre corps, vos émotions ou votre alimentation vous échappent…
Alors il est temps de revenir à vous.
Dans mon programme MISSION LÉGÈRETÉ, je vous accompagne pas à pas pour :
- réguler votre système nerveux
- comprendre vos réactions
- retrouver une relation apaisée avec vous-même
Pour retrouver de la légèreté… dans votre corps et dans votre tête.

Merci pour cette puissante grille de lecture de nos schémas récurrents. Comprendre qu’ils ont été des réponses pertinentes, une mise en sécurité à un moment donné, et réaliser qu’on peut les détricoter par 3 piliers adossés à la théorie vagale a quelque chose de libérateur 🙏
Merci pour cet article très clair et profondément déculpabilisant.
Dans les parcours de reconstruction, cette idée est essentielle : non, nous ne répétons pas les mêmes schémas “parce qu’on le veut” ou parce qu’on “n’y arrive pas”… mais parce que quelque chose en nous a appris très tôt à fonctionner ainsi pour survivre.
Remettre les liens d’attachement et le système nerveux au centre permet vraiment de changer de regard sur soi. On passe de “qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?” à “qu’est-ce qui, en moi, a essayé de me protéger ?”. Et déjà, ça ouvre un espace beaucoup plus doux pour évoluer.
Merci pour cette pédagogie accessible et précieuse.
Tout à fait ! Quel état met en place notre système nerveux pour nous protéger ? Qu’est-ce qui le met en insécurité ? C’est une connaissance de soi complètement différente des approches habituelles. Les liens d’attachement, les objectifs de survie, autant d’outils pour mieux se connaître sans culpabilité
Merci pour ton article. Il y a quelques années j’ai fait une thérapie qui à durée 3 ans parce que je ne comprenais pas pourquoi je n’étais pas bien avec moi même et dans mon couple. Au début, je ne comprenait pas pourquoi la thérapeute voulais retourner dans mon enfance, mais avec le temps elle m’a aidé à décrypter mes réactions dans certaines situations et ça m’a aider à avancer et à faire des choix cruciales pour être heureuse.
Merci pour cet article fort intéressant. Le fonctionnement du système nerveux me passionne de plus en plus et permet de mettre en lumière certaines réactions automatiques 😊
Je confirme Virginie, c’est passionnant
Merci Fabienne pour ce retour et merci de ta confiance. La façon dont on apprend à créer du lien dans l’enfance, forge nos relations aux autres. C’est ce que tu as appris dans cet accompagnement. Bravo à toi