E-mail

messages@missionlegerete.com

Introduction

Le Ho’oponopono est aujourd’hui largement connu à travers quatre phrases simples, presque anodines en apparence :

« Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime ».

Répétées comme un mantra, elles sont souvent présentées comme une technique de libération émotionnelle ou de développement personnel. Pourtant, réduire le Ho’oponopono à une simple répétition mécanique serait passer à côté de son essence profonde.

Car le Ho’oponopono n’est pas une méthode magique, ni une formule à réciter pour obtenir un résultat extérieur. Il s’agit avant tout d’un chemin intérieur, d’un changement de regard sur soi, sur la responsabilité, sur la mémoire et sur la relation que nous entretenons avec la vie.

Dans cet article, je te propose de plonger au cœur des quatre expressions clés du Ho’oponopono, afin d’en saisir le sens profond, les fondements philosophiques et la portée transformatrice.

Les origines du Ho’oponopono : une sagesse ancestrale hawaïenne

Une pratique communautaire traditionnelle

Le Ho’oponopono est une pratique issue de la tradition hawaïenne. Le terme peut se traduire par «corriger ce qui est erroné» ou «remettre en ordre ce qui ne l’est plus».

À l’origine, le Ho’oponopono était un rituel communautaire, utilisé dans les villages hawaïens pour résoudre les conflits, restaurer l’harmonie et maintenir la cohésion du groupe. Il reposait sur l’idée que tout déséquilibre extérieur trouve son origine dans une rupture intérieure ou relationnelle.

L’adaptation moderne par Morrnah Simeona

Cette pratique a été profondément transformée et modernisée par Morrnah Simeona, chamane hawaïenne, qui l’a adaptée à un usage individuel. Elle a posé les bases d’un Ho’oponopono intérieur, accessible à chacun, centré sur la responsabilité personnelle et le nettoyage des mémoires.

Dans cette approche, il ne s’agit plus de chercher un coupable, mais de reconnaître que tout ce qui apparaît dans notre vie est le reflet de mémoires actives en nous.

L’expérience du Dr Hew Len : une approche intérieure radicale

Le Ho’oponopono s’est fait connaître dans le monde occidental à travers une expérience devenue emblématique, rapportée notamment par Joe Vitale. Elle concerne le Dr Hew Len, psychiatre hawaïen, qui aurait travaillé dans un hôpital psychiatrique accueillant des patients considérés comme dangereux et incurables.

La particularité de cette expérience tient au fait que le Dr Hew Len n’aurait jamais reçu les patients en consultation classique. Il passait du temps à étudier leurs dossiers médicaux et, face à chaque cas, il pratiquait le Ho’oponopono sur lui-même. Son travail ne consistait pas à chercher à changer les patients, mais à nettoyer en lui les mémoires erronées en lien avec ce qu’il observait.

Selon les témoignages rapportés, au fil du temps, l’état des patients se serait amélioré : diminution des traitements, apaisement des comportements, jusqu’à la fermeture progressive du service, faute de patients nécessitant une prise en charge lourde.

Quelle que soit l’interprétation que l’on en fasse, cette expérience illustre de manière frappante le principe fondamental du Ho’oponopono : le changement commence toujours à l’intérieur. Elle met en lumière une posture radicale de responsabilité, où l’on cesse de vouloir corriger l’autre pour se transformer soi-même.

Le Ho’oponopono ne prétend pas expliquer rationnellement ces résultats. Il invite simplement à reconnaître que notre état intérieur influence profondément la manière dont nous entrons en relation avec le monde, les autres et les situations que nous rencontrons.

Cette expérience, souvent citée, n’a pas fait l’objet de publications scientifiques au sens académique du terme. Elle s’inscrit avant tout dans une démarche philosophique et spirituelle, et doit être comprise comme une illustration des principes du Ho’oponopono, non comme une preuve médicale.

Les principes fondamentaux du Ho’oponopono

Avant de comprendre les quatre expressions, il est essentiel de poser le cadre conceptuel du Ho’oponopono.

La responsabilité intérieure

Le Ho’oponopono repose sur un principe fort, souvent mal compris : Nous sommes responsables de tout ce qui se manifeste dans notre vie.

Il ne s’agit pas de culpabilité, mais de responsabilité intérieure. Cela signifie que ce que nous vivons est lié à des mémoires, des programmes inconscients, des croyances et des schémas issus de notre histoire personnelle, familiale ou collective.

Les autres ne sont pas la cause de notre souffrance : ils en sont les révélateurs.

Les mémoires erronées

Dans le Ho’oponopono, les difficultés, les conflits ou les souffrances sont perçus comme l’expression de mémoires erronées.

Ces mémoires sont des programmes inconscients, construits à partir de nos expériences passées, de nos conditionnements et de nos croyances. Elles influencent notre perception de la réalité et orientent nos réactions, souvent à notre insu.

Le Ho’oponopono ne cherche pas à analyser ces mémoires, mais à les nettoyer, afin de laisser émerger une perception plus juste et plus libre de la réalité.

Le respect du libre arbitre

Un point essentiel du Ho’oponopono est le respect du libre arbitre.

Face à une situation difficile, deux chemins sont possibles :

  • continuer à fonctionner à partir des mémoires anciennes, reproduisant ainsi les mêmes schémas
  • faire une pause intérieure, reconnaître ce qui se joue et choisir de nettoyer ces mémoires.

Les quatre expressions du Ho’oponopono s’inscrivent précisément dans ce second chemin.

Les personnes ayant lu cet article, on aussi lu :  Les 5 Accords toltèques : un guide puissant pour mieux communiquer

Les 4 expressions clés du Ho’oponopono : un processus intérieur

Les mots « Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime » ne sont pas de simples mots. Elles forment un processus de reconnexion intérieure, un cheminement de la conscience vers plus de clarté et d’apaisement.

« Désolé » : reconnaître la mémoire à l’œuvre

La première expression, « Désolé », est souvent mal interprétée. Elle ne signifie pas « je suis fautif » ou «je suis coupable ». Dire « Désolé », c’est reconnaître qu’une mémoire erronée est active en nous et qu’elle influence notre perception de la situation.

C’est un acte de lucidité intérieure :

« Je reconnais qu’il se passe quelque chose en moi qui crée ou entretient cette expérience. »

Cette reconnaissance permet de sortir de la réaction automatique et de poser un premier pas vers la conscience.

« Pardon » : se libérer de la culpabilité

La deuxième expression, « Pardon », ne s’adresse pas à l’autre, mais à la vie, à soi-même, à la mémoire en question. Demander pardon, ce n’est pas s’accuser, mais reconnaître que nous avons laissé une mémoire inconsciente influencer notre expérience.

Le pardon agit comme une coupure du lien émotionnel avec la mémoire erronée. Il permet de mettre le mental en arrière-plan et d’ouvrir un espace intérieur plus calme. C’est un acte de compassion envers soi.

« Merci » : accueillir la prise de conscience

Dire « Merci », c’est remercier la vie de nous avoir montré ce qui avait besoin d’être nettoyé.

Dans le Ho’oponopono, chaque situation inconfortable est vue comme une opportunité de prise de conscience. Le remerciement marque un changement de posture intérieure : on ne subit plus l’expérience, on l’accueille comme un signal.

Ce « Merci » ouvre la voie à la transformation, sans lutte ni résistance.

« Je t’aime » : rétablir le lien à la vie

La dernière expression, « Je t’aime », est sans doute la plus profonde. Elle est adressée à la vie, à soi-même, aux mémoires, à l’expérience vécue. Elle vient rétablir un lien d’amour là où il y avait séparation, jugement ou rejet.

Dans cette approche, l’amour n’est pas une émotion, mais une force d’unification. Dire « Je t’aime », c’est reconnaître que tout fait partie d’un même ensemble et que l’harmonie peut être restaurée.

Le sens global des quatre expressions

Ces quatre phrases forment un cycle de transformation intérieure :

  1. reconnaître la mémoire,
  2. se libérer de la culpabilité,
  3. accueillir la prise de conscience,
  4. revenir à l’unité et à la paix intérieure.

Le Ho’oponopono ne promet pas de changer les autres ni les événements extérieurs. Il agit en profondeur sur notre état intérieur, ce qui, naturellement, modifie notre façon d’être au monde.

Ho’oponopono et chemin de conscience

Le Ho’oponopono n’est ni une technique rapide, ni une solution miracle. C’est un chemin de responsabilité, de lucidité et d’humilité.

Il invite à lâcher le contrôle, à cesser de vouloir comprendre mentalement, pour faire confiance à un processus intérieur plus vaste.

En nettoyant les mémoires erronées, nous permettons à notre intuition, à notre inspiration et à notre discernement de reprendre leur place.

Mon regard professionnel sur le Ho’oponopono

En tant que médecin nutritionniste et accompagnante en santé globale, je retrouve dans le Ho’oponopono des principes fondamentaux que j’observe chaque jour en consultation : le lien étroit entre le corps, les émotions, le système nerveux et les schémas inconscients.

Beaucoup de personnes cherchent à changer leur alimentation, leur poids ou leur mode de vie sans tenir compte de ce qui se joue à l’intérieur. Or, tant que certaines mémoires émotionnelles, croyances ou mécanismes de protection restent actifs, le changement devient difficile, voire épuisant.

Conclusion

Les quatre expressions du Ho’oponopono sont bien plus que des mots. Elles constituent un langage intérieur, une manière de dialoguer avec soi et avec la vie.

En comprenant leur sens profond, le Ho’oponopono cesse d’être une formule répétitive pour devenir un art de vivre, fondé sur la responsabilité, la conscience et l’amour.

Ce chemin ne demande rien d’autre que de la présence et une intention sincère : celle de rétablir l’harmonie, à l’intérieur de soi, pour qu’elle puisse ensuite se refléter à l’extérieur.

Aller plus loin :

Si cet article t’a permis de mieux comprendre le sens profond du Ho’oponopono et de porter un regard différent sur ce qui se joue dans ta vie, alors le chemin ne fait que commencer.

Sur mon blog, je partage régulièrement des articles autour de la gestion du stress, des émotions, de l’alimentation et du lien corps–esprit, pour t’aider à avancer pas à pas vers plus de légèreté et d’équilibre.

En t’inscrivant sur le blog, tu recevras également mon bonus gratuit
« 7 jours pour retrouver de l’énergie et diminuer ton stress », un guide simple et concret pour commencer à prendre soin de toi en douceur.

Parce que le changement durable commence toujours à l’intérieur.

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager

Articles recommandés

12 commentaires

  1. Je fais partie des gens qui ne connaissaient pas le Ho’oponopono. Et quel bouleversement ! Merci Chantal d’approfondir ma culture émotionnelle et ma culture générale au fil de tes articles. Les commentaires aussi ouvrent mes horizons : c’est tout dire 🙏

  2. Merci pour ce merveilleux article qui résonne parfaitement avec ma vision de la posture intérieure que je peux expérimenter personnellement avec la Bioanalogie. Il n’y a pas de séparation entre l’intérieur et l’extérieur; l’extérieur de notre réalité n’est que le reflet de ce que nous vivons intérieurement… sacré chemin de responsabilisation loin de toute culpabilité en effet! Cela rejoint pour moi totalement la phrase de Ghandhi qui dit « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde! ». Infiniment merci pour cette vision consciente et éclairante!

  3. Je connaissais le Ho’oponopono, mais sans vraiment en comprendre la profondeur.
    Ton article explique très bien ce qui se cache derrière ces mots, loin d’une simple répétition mécanique.
    C’est clair, posé, et ça donne une lecture beaucoup plus juste de cette pratique.

  4. Merci pour cette exploration si claire et délicate du Ho’oponopono — et surtout pour avoir éclairé ces quatre mots simples avec tant de profondeur. 🌿
    Ce que tu décris, c’est bien plus qu’un mantra : c’est une posture intérieure qui résonne avec ce que j’écris souvent sur Chemins de vies : la transformation ne vient pas d’objectifs à cocher, mais d’un mouvement d’accueil et de responsabilité en soi.
    Dire Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime devient alors une pratique d’écoute profonde, un dialogue avec nos mémoires et nos blessures plutôt qu’une formule magique. Cette approche rejoint le chemin que beaucoup empruntent pour se libérer de ce qui les retient encore. 🙏

  5. Une très belle exploration du Ho’oponopono, qui rappelle que ces quatre mots ne sont pas une formule magique, mais un véritable chemin intérieur de responsabilité, de guérison des mémoires et d’ouverture du cœur.

  6. J’ai un peu de mal avec ces rituels, c’est pourquoi par exemple, je n’ai toujours pas pratiquer la méditation qui est en soi une sorte de rituel pourtant promut par Olivier Roland dans son livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » et Christophe André auteur « d’Imparfaits, libres et heureux » qui est un livre que je plébiscite sur mon blog.
    Mais… ce rituel « Ho’oponopono » en réalité, je le fais naturellement avec ma femme, ma fille et parfois avec des amis quand l’occasion se présente.

    1. Merci Dominique pour votre commentaire. A « rituel » je préfère le mot « routine » mais il est important que ça nous parle, que ça résonne correctement en nous pour pouvoir le faire. Si on n’adhère pas à quelque chose, on en retirera aucun bénéfice. Pour la méditation, tout dépend de notre état dominant au niveau de notre système nerveux. Je vous invite à lire mon article de présentation sur la théorie polyvagale à ce sujet. Sachez que si votre état est plutôt très dynamique et très actif, la méditation ne sera pas forcément une ressource qui vous conviendra. J’opterai plutôt pour 3 minutes de cohérence cardiaque 😉

Laisser un commentaire

Recevez votre
BONUS GRATUIT
"7 jours pour retrouver de l'énergie et réduire votre stress"

Recevez votre BONUS GRATUIT "7 jours pour retrouver de l'énergie et réduire son stress"