
Changer ses habitudes, perdre du poids, améliorer son hygiène de vie ou transformer sa façon de penser… nous avons tous, à un moment donné, ressenti cet élan de motivation.
Et pourtant… quelques jours ou semaines plus tard, cette motivation semble s’effriter.
Pourquoi ?
Parce que la motivation n’est pas simplement une question de volonté.
Elle repose sur des mécanismes profonds, à la fois psychologiques… et physiologiques.
Dans cet article, nous allons explorer les facteurs de motivation, comprendre ce qui les renforce ou les freine, et découvrir comment la théorie polyvagale peut transformer votre capacité à rester motivé dans la durée.
Qu’est-ce que la motivation ?
La motivation est la force interne qui pousse une personne à agir pour atteindre un objectif. Elle résulte d’un équilibre subtil entre vos besoins, vos valeurs, vos désirs, vos émotions
Elle initie le changement… mais surtout, elle permet de le maintenir.
Cependant, contrairement à ce que l’on croit souvent, la motivation n’est pas stable.
Elle fluctue en permanence en fonction de votre état interne et de votre environnement.
Pourquoi la motivation fluctue-t-elle ?

Lorsque vous souhaitez changer une habitude, vous sortez de votre zone de confort.
Cela peut générer :
- des résistances internes
- des émotions inconfortables
- une sensation d’effort important
Et c’est là que la motivation devient fragile. Ce n’est pas que vous manquez de volonté.
C’est que votre système interne perçoit un déséquilibre et une insécurité.
Les facteurs positifs de motivation
Certains éléments nourrissent naturellement votre motivation et vous permettent d’avancer avec plus de fluidité.
Les bénéfices attendus
Plus votre objectif est associé à du positif, plus votre motivation sera forte :
- Amélioration de votre énergie
- Diminution des douleurs ou inconforts
- Meilleure estime de vous
- Sentiment de légèreté physique et mentale
Votre cerveau adore aller vers ce qui procure du bien-être.
La confiance en la réussite
Croire en votre capacité à réussir est un levier fondamental.
Lorsque vous vous dites « Je suis capable » ou « J’ai déjà réussi dans d’autres domaines », vous activez un cercle vertueux.
Les opérations mentales positives
Vos pensées influencent directement votre motivation.
Se répéter régulièrement « Chaque petit pas compte » et/ou « Je progresse », permet de soutenir l’effort dans la durée .
Les facteurs négatifs de motivation
À l’inverse, certains éléments viennent saboter votre motivation.
La frustration et le sentiment d’injustice
Changer peut être perçu comme une contrainte : « Pourquoi dois-je faire autant d’efforts ? », « Ce n’est pas juste »
Cela crée une résistance interne.
Le doute et la peur de l’échec
Si vous pensez ne pas y arriver, votre cerveau va économiser l’énergie…
et vous freiner inconsciemment.
Le deuil des anciennes habitudes
Abandonner certaines habitudes (alimentaires ou émotionnelles) peut être vécu comme une perte : moments de réconfort, plaisirs immédiats
Et cela peut générer une baisse de motivation.
L’effort perçu comme trop important
Si votre objectif vous semble inaccessible, votre motivation chute avant même d’avoir commencé.
Les pensées négatives
Les phrases comme « C’est trop dur » et/ou « Je n’y arriverai jamais », agissent directement sur votre comportement .
Et si rester motivé, dépendait de votre système nerveux

C’est ici que la théorie polyvagale, développée par Stephen Porges, change complètement notre compréhension.
Votre motivation ne dépend pas uniquement de votre mental mais aussi de votre état physiologique.
Les états du système nerveux et la motivation
L’état de sécurité (vagal ventral)
Lorsque vous êtes dans un état de sécurité, vous êtes calme, vous vous sentez capable, vous êtes connecté à vous-même. Votre motivation est stable et durable.
Vous prenez des décisions alignées avec vos objectifs.
L’état sympathique (stress, lutte ou fuite)
Dans cet état : agitation, stress, impatience. La motivation devient instable.
Vous pouvez : démarrer fort… puis abandonner, compenser par des comportements (grignotage, hyperactivité)
L’état dorsal (repli, fatigue, découragement)
Lorsque vous êtes dans cet état : manque d’énergie, perte d’élan, découragement, procrastination.
La motivation est quasi inexistante. Et ce n’est pas un manque de volonté, c’est un état de protection du système nerveux
Le lien entre motivation et théorie polyvagale
Votre système nerveux agit comme un filtre.
S’il perçoit de la sécurité → vous avancez
S’il perçoit un danger → il vous freine ou vous fait fuir
C’est pourquoi certaines personnes savent ce qu’elles doivent faire, veulent changer, mais n’y arrivent pas
Leur système nerveux est en mode survie.
Comment rester motivé durablement ?

Voici les leviers les plus efficaces
Se reconnecter aux bénéfices
Listez régulièrement pourquoi vous voulez changer, ce que cela va vous apporter
Avancer par petits pas
La motivation se nourrit de réussite.
Plus vos actions sont accessibles, plus vous avancez.
Réguler votre système nerveux
C’est une clé essentielle.
Vous pouvez utiliser :
- respiration (cohérence cardiaque)
- marche en nature
- moments de calme
- relations sécurisantes
Un système nerveux régulé engendre une motivation stable
Transformer vos pensées
Remplacez « Je n’y arriverai pas » par « J’avance à mon rythme »
S’entourer
Le soutien extérieur renforce votre engagement : groupe, accompagnement, environnement positif
Mon accompagnement : une approche globale de la motivation

Dans mes accompagnements, je constate que la motivation ne dépend jamais uniquement de la volonté. En tant qu’experte en santé global, j’intègre :
- la nutrition et la micronutrition
- la dimension émotionnelle
- la théorie polyvagale
Mon objectif est simple : vous aider à créer un état de sécurité intérieure pour que le changement devienne possible… et durable
Car lorsque votre système nerveux est régulé :
- vous faites des choix plus justes
- vous êtes plus constant
- vous retrouvez une sensation de légèreté
Conclusion : la motivation n’est pas un effort, c’est un état
La motivation n’est pas quelque chose que l’on force.
C’est quelque chose que l’on cultive.
Elle dépend de vos pensées, de vos émotions mais surtout… de votre état interne
En comprenant les facteurs de motivation et en apprenant à réguler votre système nerveux, vous pouvez transformer votre manière d’agir.
Et enfin créer des changements durables dans votre vie.